La charte Motabilem

La Charte Motabilem

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Les valeurs de Motabilem sont construites autour de ces axes :

Une œuvre d’art inclusive

Principe : une œuvre facilement accessible, accueillante, enveloppante, qui inclut, dès sa conception, un espace pour le visiteur. Une œuvre d’éveil des sens apte à stimuler les sensations et l’attention à l’environnement.

Proposition : le visiteur dispose d’un espace intime et régénérant, au cœur même de l’œuvre. Durant son séjour, il peut entrer en relation avec l’œuvre et dialoguer avec elle.

Objectif : l’œuvre invite le visiteur à interagir avec elle. Celui-ci devient hôte de l’œuvre et l’œuvre hôte de sa présence. Au fil du temps, le parcours devient une caisse de résonance et une courroie de transmission de l’art ici et maintenant mais aussi de demain.

Dans la pratique : il s’agit, tant pour l’artiste que le visiteur, de faire l’expérience d’un nouveau rapport à l’art, plus ouvert et collaboratif.

Champ d’action et statut du visiteur : si l’artiste l’autorise, le visiteur peut enrichir l’œuvre par une action artistique postérieure à la réalisation de son œuvre. Ses interactions (improvisées ou guidées) se traduisent par l’inclusion d’un matériel, d’une déclamation, d’un poème, d’un dessin, d’un concert, d’un chant, d’une installation, d’un happening, d’une dégustation, etc. Une action artistique (ludique, pédagogique et participative) peut faire l’objet d’un atelier. Dans ce cas, il conviendra d’inclure cette proposition d’atelier dans le dossier de candidature.

Une Œuvre d’art comme lieu intime et invitation au voyage

Principe : situées en plein air, ou greffée à une structure déjà existante, les œuvres, sont à la fois des points d’ancrage et des balises. Elles peuvent, pour certaines, être mobiles et se déplacer d’un lieu à un autre.

De dimension hospitalière et excursionniste, ces œuvres invitent le visiteur à se déplacer de l’une à l’autre. Présentant un paysage artistique diversifié, le parcours génère un réseau dynamique et énergisant.

Proposition : cabane, folie, tipi, maison, installation, antre… L’artiste peut s’inspirer de l’environnement du site hôte, utiliser sa lumière, ses couleurs, ses formes, ses matériaux, ses bruits, etc. Selon le principe du wwoofing ou du bénévolat, l’artiste peut faire appel aux habitants alentours ou à tout participant volontaire souhaitant apporter sa contribution.

Objectif : l’œuvre forme une grotte, un nid, un abri, une station, ou un refuge. Elle constitue un endroit où le visiteur peut se poser pour effectuer une pause (physique, mentale…). Le visiteur a l’opportunité d’y dormir, s’y recueillir, se ressourcer, méditer, étudier, jouer…

Dans la pratique : l’œuvre peut être pérenne ou éphémère. Cependant, l’œuvre implantée doit avoir une durée de vie minimale de trois ans. Dans ce cas, elle n’est pas forcément restaurée ni conservée, sa décomposition peut faire partie du processus créatif. Dès lors, elle peut être supplantée par une nouvelle proposition artistique.

Prérequis et cahier des charges : aucune contrainte de matériau, de forme, de couleur… n’est imposée. En revanche, l’artiste est invité à fabriquer une œuvre écologique en respectant le biotope et en utilisant, si possible, les éléments de la nature environnante.

Une Œuvre comme champ d’initiation, d’improvisation et de cohésion

Principe : l’œuvre offre une expérience de vie à tout public, averti ou non.

Proposition : l’œuvre ouvre un champ de découvertes et d’exploration ; elle est un lieu d’émancipation, d’émerveillement et de liberté.

Objectif : d’une œuvre à l’autre, le visiteur est invité à prendre conscience d’un nouveau rapport à l’art, ouvert, accueillant, rassurant et participatif.

Dans la pratique : l’œuvre est une invitation à se chercher, se questionner, se rencontrer, recouvrer du sens à sa vie hors de la turbulence du monde.

Le soin des œuvres : toute personne volontaire peut, en accord avec l’artiste et Motabilem, devenir « gardien » d’une œuvre, veiller sur elle, prendre en charge son entretien, son histoire, voire devenir un « guide » sur une partie du parcours.

Charte du visiteur : le visiteur ou le résident signe une charte qui l’engage à respecter le lieu.

Selon ce principe :

L’artiste n’est pas coupé du public, il offre une interaction multidimensionnelle aux visiteurs.

L’œuvre d’art n’est plus une pièce finie, intouchable et enfermée dans un musée ou une galerie. Elle est au cœur de la cité ou d’un paysage. Elle est au cœur de l’humain.

Le visiteur n’est pas un spectateur passif, il peut vivre l’intimité du processus créatif et peut être invité à l’enrichir à sa manière.

L’art devient chemin, paysage, refuge, réservoir de talents et rond-point d’expériences esthétiques en continu. Il devient notre beau et notre bien commun.

Hormis le respect de la charte Motabilem, nous sommes ouverts aux propositions les plus audacieuses et les plus inattendues.Ephémère ou pérenne, l’œuvre implantée doit avoir une durée de vie minimale de deux ans.